Trois prostituées ont été arrêtées par la police des mœurs au niveau de Guédiawaye. Ces dernières qui s’adonnaient au plus vieux métier du monde n’étaient pas en règle avec les autorités administratives. Elles ont été reconnues coupables des délits suscités et condamnées à trois mois assortis du sursis en plus d’une amende de 20.000 FCFA.

Certaines personnes continuent de vivre du plus vieux métier du monde. Certes, celui-ci n’est pas interdit par le législateur mais il a prévu un certain nombre de règles à suivre. Malheureusement, certaines femmes qui ont choisi ce métier refusent de s’y conformer. C’est le cas des trois prévenues jugées hier au niveau du Tribunal de grande instance de Pikine – Guédiawaye. Il s’agit de Mamousse Diagne, Dibor Sarr et Fatou Diagne. Elles ont toutes nié les faits pour lesquels elles ont comparu à la barre.

Face aux juges, Mamousse Diagne a soutenu qu’elle était sortie avec son ami pour une partie de jambes en l’air dans l’hôtel lorsqu’elle a été appréhendée. « Je ne suis pas arrêtée au dehors mais dans ma chambre d’hôtel en présence de mon ami. Ce dernier leur a fait comprendre cela mais les policiers en civil en avaient cure. C’est dans ces conditions que j’ai été conduite au niveau du poste de police après m’avoir demandé mon carnet sanitaire », s’est-elle défendue à la barre.

Fatou Diagne pour sa part dit qu’elle est une fille de joie mais que son carnet sanitaire est expiré depuis un certain temps. « Je m’apprêtais tous ces jours à en chercher. Mais pour des contraintes de temps jusqu’à présent je n’y étais pas. Une fois sortie, je vais remédier à tout cela » a-t-elle souligné. Quant à Dibor Sarr, elle a déclaré que son lieu de prédilection est Mbour où elle évolue avec d’autres de ses collègues. « J’étais venue à Guédiawaye rendre visite à mes parents. J’en ai profité pour sortir et aller en boîte. J’ai été appréhendée alors que je me trouvais au bar. J’ai alors dit la vérité aux policiers pour leur faire comprendre que tout mon matériel se trouvait à Mbour » a-t-elle ajouté.

Après l’interrogatoire d’audience toutes se sont empressées de demander pardon au juge. Le maitre des poursuites n’a pas manqué de les tancer en les invitant à respecter les règles édictées pour l’occasion. « La loi vous permet de faire votre métier correctement mais il est encadré. Si vous voulez évoluer dans ce métier sans problème, il faut se conformer à la réglementation », a-t-il martelé. Le tribunal les a toutes déclarées coupables avant de les condamner à trois mois assortis du sursis et une amende de 20.000 FCFA.

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